13 janvier 2026

5 vérités concernant la prise de références

Par Barbara Fillion, CRHA, M.SC. / Directrice adjointe, CIE Laurentides

Beaucoup de gens se demandent comment fonctionne la prise de références et quelle est son efficacité. Non, ce n’est pas une science exacte. Je ne crois pas qu’une décision d’embauche doive reposer uniquement sur le résultat d’une prise de références. Néanmoins, il s’agit d’un outil très précieux qui peut représenter une véritable mine d’informations pour l’employeur et, parfois, même pour le candidat.

Lorsqu’un employé n’entretient pas de bonnes relations avec ses anciens employeurs, la prise de références peut devenir un véritable casse-tête. Pour d’autres, cette étape constitue une occasion supplémentaire de faire bonne impression auprès des employeurs potentiels.

Dans cet article, je présente 5 vérités à connaître sur la prise de références. L’objectif est de permettre aux candidats de mieux comprendre cet outil et de mettre en place des actions pour optimiser leur image auprès des employeurs.

  1. Un employeur avisé ne se contentera pas d’une référence de ton collègue

Pourquoi ? Parce que c’est comme demander à un chef s’il connaît la différence entre la laitue romaine et le kale : la réponse sera biaisée. Tu auras préparé ton collègue et il ne dira que du bien de toi.

Pour être crédible, il faut fournir des références provenant de tes superviseurs directs, qui ont encadré ton travail pendant au moins six mois. Personnellement, lorsqu’on me donne comme référence un collègue, cela soulève immédiatement des doutes.

  1. L’employeur ne doit contacter que les personnes autorisées

Si une référence est absente ou en congé, l’employeur ne peut pas la remplacer par quelqu’un d’autre de la même organisation. Pour éviter toute complication, informe tes anciens employeurs qu’ils pourraient être contactés afin qu’ils répondent rapidement. Il n’est jamais bon qu’un ancien employeur ignore un appel dans ce contexte.

  1. Le monde est petit

Les employeurs se connaissent et échangent des informations, même sans ton autorisation. Si un candidat a déjà travaillé pour quelqu’un qu’ils connaissent, ils obtiendront des références de manière informelle.

Ce n’est pas une pratique acceptable, mais elle existe. Ils ne te l’avoueront jamais pour éviter tout litige. Mon conseil : ne quitte jamais un emploi dans de mauvaises conditions.

  1. Les mauvaises références n’ont pas besoin d’être verbalisées

De nombreux employeurs considèrent qu’il est risqué de donner une mauvaise référence. Les professionnels des ressources humaines utilisent donc des techniques subtiles pour obtenir l’information recherchée.

Par exemple, on peut poser des questions comme :

  • L’employé s’entendait-il bien avec ses collègues et supérieurs ?
  • Quelles étaient ses principales faiblesses ?
  • Le réembaucheriez-vous si l’occasion se présentait ?

Les hésitations et les silences en disent long.

  1. Les réseaux sociaux sont un livre ouvert

Réseauter sur Facebook, Instagram, Twitter ou LinkedIn n’a rien de mal. Cependant, il est essentiel de rester vigilant quant au contenu publié. De plus en plus d’employeurs consultent les réseaux sociaux et effectuent des recherches sur Google avant de recruter un candidat.

Je le fais moi-même régulièrement. Il est surprenant de voir ce que l’on peut découvrir en ligne ! Mon conseil : surveille ton image et ce que tu laisses apparaître sur Internet.

Voilà, tu connais maintenant les pratiques les plus courantes en matière de vérification de références. Pourtant, certains employeurs ne procèdent pas à ces vérifications, pour diverses raisons : manque de temps, refus de payer pour une ressource externe, ou scepticisme quant à l’efficacité de l’outil.

Pour moi, ce serait une erreur de ne pas le faire. Tu souhaites te démarquer auprès d’un employeur potentiel ? Anticipe sa demande et présente-lui une liste de références solides : tu feras forte impression et montreras ta confiance.

Bonnes démarches !